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Quand Mark Zuckerberg nous livre sa terrifiante vision du monde de demain


Personne ne s’attendait à le voir surgir  sur scène. Dimanche 21 février, alors que se tenait la conférence Samsung au Mobile World Congress de Barcelone, le patron de Facebook Mark Zuckerberg s’est invité sur scène, sous les applaudissements de milliers de journalistes et d’invités qui venaient d’enlever leur casque Gear 360. Sa présence lors de la présentation du prochain smartphone Galaxy S7 n’est pourtant pas si surprenante quand on sait qu’il était justement là pour parler des partenariats entre les deux entreprises autour de la vidéo à 360°. Cette dernière ouvre une nouvelle porte à la réalité virtuelle,projet auquel l’homme au T-shirts gris est très attaché, comme l’expliquait Wired il y a quelques jours. D’ailleurs, sur les écrans au-dessus de sa tête, on pouvait lire le message que «la réalité virtuelle est la prochaine plateforme».

Mais l’image qui a marqué son passage à Barcelone a été prise juste avant son intervention. Alors que les invités regardent une vidéo dans leur casque, le milliardaire fend la foule en toute discrétion. C’est ce moment stupéfiant que Zuckerberg a décidé d’immortaliser et de partager sur sa page Facebook.

Cette image en inquiète plus d’un parce qu’elle incarne certaines de nos plus grandes peurs vis-à-vis d’un monde de plus en plus technophile. D’un côté, nous avons un homme en apparence simple (T-shirt, jeans et baskets) mais qui arbore un sourire satisfait et avance vers la lumière avec aplomb et dans une direction qu’il connaît parfaitement. Au second plan, nous observons des humains, des hommes pour la plupart, arborant un casque qui fait office ici d’œillères. Car si chacun regarde dans une direction différente, c’est pour contempler un monde irréel et donc en apparence futile. Seul un homme, lui même créateur du virtuel, sait précisément ce qui est en train de se passer.

Zuckerberg et sa réalité virtuelle, entre 1984 et Matrix

Très vite, les journalistes et les internautes ont rivalisé de métaphores pour interpréter ce cliché, et surtout le choix de Zuckerberg de le publier sur sa propre page Facebook, comme s’il s’agissait d’une revendication. Au-delà de l’inévitable 1984 de George Orwell, où «Big Brother» contrôle la vie des citoyens en les surveillant nuit et jour, d’autres ont préféré citer Matrix, film de science-fiction sorti en 1999 où le monde qui nous entoure se révèle être une gigantesque supercherie orchestrée par des robots.

 

source: slate.fr